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Anthropocène | Technosphère | Créolisation

Fish tacos chamoniard


21 juillet 2017, Chamonix (Haute-Savoie, France). Le plat du jour à la Pointe Isabelle, un restaurant de l’avenue Michel Croz, consiste en un trio de tacos de poissons. Une circulation culinaire de la Basse Californie mexicaine à la cité alpine.

Les bras (alpins) du Rhône


16 juillet 2017, Chanaz (Savoie, France). La Camargue n’est pas la seule partie du Rhône qui donne lieu à de multiples “bras”. La plaine de Chautagne, à la limite entre la Savoie et le département de l’Ain est un autre exemple de paysage de ce genre, avec un assemblage de rivières, ruisseaux, et canaux, dans cette zone qui relie le grand fleuve alpin et le lac du Bourget.

Wasser unser, Sechs Entwürfe für die Zukunft


14 juillet 2017, Berne (Suisse). Escapade du matin dans la capitale helvète pour aller visiter l’exposition sur l’eau au Musée Alpin Suisse. L’Austellung du moment concerne la question très actuelle de l’eau dans le monde, avec un axe plus local sur l’évolution autant géologique qu’anthropologique de la Suisse qui est confrontée au réchauffement climatique.

Une dimension intéressante de l’exposition, hormis le fait de combiner différents types de ressources documentaires, provient de la dimension prospective des sous-thèmes abordés. Pour chacun, la géologie, le tourisme, la sécurité, les objets techniques de la montagne, des citations et des scénarios possibles sont proposés pour matérialiser l’horizon 2050. Parmi les plus marquants que j’ai capturés :

“La glace a fondu. Les imposants glaciers d’autrefois ont reculé sur les sommets et il ne reste plus à présent que quelques tâches sombres. Les petits glaciers ont disparu. Le permafrost qui permet de maintenir la cohésion des sols fond peu à peu, provoquant leur instabilité. Il est désormais dangereux de s’aventurer en montagne. En se retirant, les glaciers ont laissé derrière eux des cuvettes qui ont donné naissance à des lacs. Ces derniers sont aussitôt exploités pour la production d’électricité, l’irrigation et accueillent parfois même des baigneurs.”
“Il ne reste plus qu’une seule station de ski en Suisse : le ‘Pays de neige’, de 3000 à 4000m d’altitude, s’habille encore d’un manteau de neige naturelle. Au-dessous de cette altitude, la pluie se met à tomber en hiver et la limite des chutes de neige ne cesse de monter. La plupart d’entre nous ne savent déjà plus à quoi ressemble la neige. Les efforts mis en place pour pallier le manque de neige et attirer davantage de touristes sont abandonnés. Les stations de ski sont fermées, les canons, et les lances à neige ont été mis au rebut, ou sont désormais exposée au musée de l’hiver en Suisse.”

Montée des arbres


18 juin 2017, Verbier (Valais, Suisse). Eric, le géologue avec qui je marche sur le sentier des Attelas, m’indique que les arbres présents sur cette photographie sont une nouveauté à cette altitude, et qu’il s’agit d’un des effets du réchauffement climatique. Avec les températures plus élevées, les arbres et les insectes “remontent”, induisant un changement dans le paysage.

Les îles du Léman


15 juin 2016, Genève (Suisse). Arrivé dans ma boite à lettres ce matin, le livre “Les îles du Léman” de Jacques André et Pierre Guimet, une sorte d’archive fictive concernant un supposé archipel repéré au milieu du Léman au travers de témoignages d’illustres personnages que sont Jules Verne, Victor Hugo, Jules César, Borgès Rousseau, dans les aquarelles de Turner, ou les cartes de Charles Perron.

La crémerie savoyarde de la rue des Capucins

12 juin 2017, Lyon (Rhône, France). Le dépanneur du début de la rue des Capucins sur les pentes de la Croix Rousse possède encore sa façade d’époque: celle d’une crémerie savoyarde projeté ainsi dans le 21ème siècle, sans que l’on ne trouve à l’intérieur ni sérac, ni tomme… mais tout un tas de choses essentielles et une ambiance typique des pentes.

Roman Roads

Roman Roads” by Sasha Trubetskoy: a subway-style diagram of the major Roman roads, based on the Empire of ca. 125 AD.

Based on the map produced by this designer, I focused on the Alpine region in order to highlight them. Of course, the decisions Trubetskoy has an influence (“here is no way I could include every Roman road, these are only the main ones. I tried to include cities with larger populations, or cities that were provincial capitals around the 2nd century.”) but it’s interesting to look at which Alpine cities were important at the time. See how Augusta Prætoria Salassorum (Aoste, IT), Vapincum (Gap, FR), Aventicum (Avenche, CH), Curia (Coire, CH) are present here, while Turicum (Zürich) is not.

Les Alpes comme des ruines


4 juin 2017, Saint Rhémy en Bosse (Val d’Aoste, Italie).

Une silhouette alpine qui fait écho à la lecture ce week-end de “La Scandinavie et les Alpes” de Charles-Victor de Bonstetten. Un ouvrage datant de 1825 et dans lequel il fait état de diverses théories géologiques dont l’audace est à la mesure du paragraphe suivant :

“Les Alpes sont évidemment des ruines ; elles ont eu une forme qu’elles n’ont plus. Si leurs débris ont été disséminés par les eaux, c’est donc sous les eaux de l’antique Océan qu’il faut chercher leur forme primitive. En restaurant par la pensée la grande masse des Alpes suisses, de manière à y replacer tous les débris qui en ont été ôtés, on formeroit, d’après l’observation de M. Pfifer et de Saussure, une espèce de cône arrondi, peu régulier, dont le Mont Blanc serait le sommet.”

Avis de décès

3 juin 2017, Ville-dessus (Val d’Aoste, Italie). Au détour d’une ruelle, un panneau public affiche les différents avis de décès. Ceux-ci sont à la fois en italien et en français, suivant les individus présentés, et sans doute leur degré de proximité à chacune de ces langues. Une des nombreuses traces de la présence du français dans la région valdotaine, mais qui apparait ici de manière frappante puisque les avis mortuaires publics sont plus communs en Italie (et dans d’autres pays méditerranéens) que dans la partie française de l’ancien Duché de Savoie.

Jller, a pebble sorting machinery

Jller – Prokop Bartoníček & Benjamin Maus:

Jller is part of an ongoing research project in the fields of industrial automation and historical geology. It is an apparatus, that sorts pebbles from a specific river by their geologic age. The stones were taken from the stream bed of the German river Jller, shortly before it merges with the Danube, close to the city of Ulm. The machine and its performance is the first manifestation of this research. A set of pebbles from the Jller are placed on the 2×4 meter platform of the machine, which automatically analyzes the stones in order to then sort them. The sorting process happens in two steps: Intermediate, pre-sorted patterns are formed first, to make space for the final, ordered alignment of stones, defined by type and age. Starting from an arbitrary set of stones, this process renders the inherent history of the river visible. The history, origin and path from each stone found in a river is specific to the location, as every river has a different composition of rock types. The origin of those stones is well documented. For instance, the ones from the river Jller derive from two origins. Some come from rocks, that are the result of erosions in the Alps and are carried in from smaller rivers. Other stones have been ground and transported by glaciers that either still exist, or existed in the ice ages. As the Alps and flats, that were once covered by glaciers, have shifted, even deeper rock-layers were moved and as a result, stones from many geologic periods make their way into a river.