desalpes

Anthropocène | Technosphère | Créolisation

Danger, audace, enchantement


24 novembre 2017, Chamonix (France). Un graffiti vu au bord de l’Arve, sur le flanc du magasin Northface. Une devise implicite locale.

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Le cercle rouge


8 octobre 2017, Barrage du Vieux Emosson (Valais, Suisse). Un cercle rouge qui témoigne de l’énorme infrastructure souterraine, dont on ne se doute guère lorsque l’on gambade à côté

The Age of Rust

An interesting mockumentary showing the activities of “Petramosaurus Cavator” in the Alps.

Sauver le Musée Alpin


27 septembre 2017, Lausanne (Suisse). J’apprends que l’Office Fédéral de la Culture a coupé 75% de la subvention versée au Musée Alpin de Bern… Et ce alors que c’est un lieu culturel passionnant, au coeur des problématiques contemporaines (comme le montre l’exposition actuelle sur le futur de l’eau) et pas uniquement en lien avec un quelconque réduit alpin. Il y a une pétition en ligne pour demander au Conseil national et au Conseil des États qu’ils poussent la Confédération à prendre en charge le financement du Musée Alpin Suisse à hauteur du montant accordé jusqu’ici.

Switzerland on the Rocks

26 septembre 2017, Genève (Suisse). En rangeant mon bureau, ce qui implique la consultation et piles de livres, je suis retombé sur l’ouvrage “Switzerland on the Rocks” du photographe Nicolas Faure. Lequel a documenté la présence de “pierres erratiques” sur le territoire Suisse, ces espèces de restes d’une géologie passée qui font que des matériaux tout ce qu’il y a de plus “naturel” se retrouvent dans des situations quasiment incongrus car insérés dans une modernité qui les fait d’autant plus ressortir.

La desalpe de la Fouly


23 septembre 2017, La Fouly (Valais, Suisse). Le programme de la desalpe dans le Val Ferret. On a raté la lutte suisse.

Robot alpin, suisse numérique

23 août 2017, Genève (Suisse). Le think tank W.I.R.E, et l’organisation economiesuisse publient ces jours-ci un rapport sur la place du numérique dans l’économie du pays. Pour illustrer leur vision du futur, une photographie montre l’articulation entre technologies contemporaines (un robot) et l’image alpine que ces organisation mobilisent. Ce faisant, ils semblent montrer l’adéquation toute simple entre des formes de tradition montagnardes et les objets techniques produits par la société actuelle. L’imagerie employée ici peut être lue comme une version locale des représentations de futurs souhaitables des grandes entreprises; équivalent par exemple de cette vidéo produit par Corning dans une variation plus champêtre.

Fish tacos chamoniard


21 juillet 2017, Chamonix (Haute-Savoie, France). Le plat du jour à la Pointe Isabelle, un restaurant de l’avenue Michel Croz, consiste en un trio de tacos de poissons. Une circulation culinaire de la Basse Californie mexicaine à la cité alpine.

Les bras (alpins) du Rhône


16 juillet 2017, Chanaz (Savoie, France). La Camargue n’est pas la seule partie du Rhône qui donne lieu à de multiples “bras”. La plaine de Chautagne, à la limite entre la Savoie et le département de l’Ain est un autre exemple de paysage de ce genre, avec un assemblage de rivières, ruisseaux, et canaux, dans cette zone qui relie le grand fleuve alpin et le lac du Bourget.

Wasser unser, Sechs Entwürfe für die Zukunft


14 juillet 2017, Berne (Suisse). Escapade du matin dans la capitale helvète pour aller visiter l’exposition sur l’eau au Musée Alpin Suisse. L’Austellung du moment concerne la question très actuelle de l’eau dans le monde, avec un axe plus local sur l’évolution autant géologique qu’anthropologique de la Suisse qui est confrontée au réchauffement climatique.

Une dimension intéressante de l’exposition, hormis le fait de combiner différents types de ressources documentaires, provient de la dimension prospective des sous-thèmes abordés. Pour chacun, la géologie, le tourisme, la sécurité, les objets techniques de la montagne, des citations et des scénarios possibles sont proposés pour matérialiser l’horizon 2050. Parmi les plus marquants que j’ai capturés :

“La glace a fondu. Les imposants glaciers d’autrefois ont reculé sur les sommets et il ne reste plus à présent que quelques tâches sombres. Les petits glaciers ont disparu. Le permafrost qui permet de maintenir la cohésion des sols fond peu à peu, provoquant leur instabilité. Il est désormais dangereux de s’aventurer en montagne. En se retirant, les glaciers ont laissé derrière eux des cuvettes qui ont donné naissance à des lacs. Ces derniers sont aussitôt exploités pour la production d’électricité, l’irrigation et accueillent parfois même des baigneurs.”
“Il ne reste plus qu’une seule station de ski en Suisse : le ‘Pays de neige’, de 3000 à 4000m d’altitude, s’habille encore d’un manteau de neige naturelle. Au-dessous de cette altitude, la pluie se met à tomber en hiver et la limite des chutes de neige ne cesse de monter. La plupart d’entre nous ne savent déjà plus à quoi ressemble la neige. Les efforts mis en place pour pallier le manque de neige et attirer davantage de touristes sont abandonnés. Les stations de ski sont fermées, les canons, et les lances à neige ont été mis au rebut, ou sont désormais exposée au musée de l’hiver en Suisse.”