Code/Space

by nicolasnova

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10 avril 2016, La Clusaz (France). L’accès aux pistes de ski de fond sous la forme de portiques finalement peu différent de ceux du métro parisien : un portique, un lecteur de cartes à radiofréquence, et un tourniquet qui permet le passage lors de la validation. Laquelle ne nécessite d’ailleurs pas de sortir la carte de sa poche, puisque celle-ci peut être détectée à environ un mètre. Au-delà de la gestion des accès, ce système permet aussi de quantifier le passage des skieurs, puisque chaque validation est enregistrée dans une base de données. Un tel mode opératoire permet à la fois une délégation aux machines du filtrage (cent mètres plus bas il est pourtant possible d’accéder aux pistes sans portique) et de l’analyse de la fréquentation du domaine skiable.

Ces “portes” automatisées organisent ainsi l’espace d’une manière bien spécifique qui rappelle ce que les géographes Martin Dodge et Rob Kitchin ont nommé “code/space“. Avec ce terme, ces auteurs font référence à tous ces lieux dont le fonctionnement dépend d’une infrastructure technique et du langage informatique : l’accès nécessite l’acquisition d’un identifiant numérique qu’il faut acquérir. Nous avons ici la variante alpine du code/space décrit par Dodge et Kitchin dont le travail a plus abordé les aéroports.

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